Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 21:26

EDIT : j'ai refondu mon article, qui me semblait brouillon et maladroit, et me suis limitée aux deux points qui m'ont le plus interpellée dans l'article de Marianne2.

L'auteur de la Fabrique du crétin vient de publier un article  qui prétend synthétiser en dix propositions les souhaits des enseignants. Pour cela, il a sondé des internautes qui fréquentent un forum que je ne citerais pas, mais dont la typo comic sans ms et les couleurs criardes contribuent assurément à refléter la modernité des idées qui le traversent.

Comme toujours avec Brighelli, la rhétorique se veut efficace et cinglante, mais verse, comme souvent, dans le syllogisme facile.

Ainsi, dès le commencement, après avoir souhaité le retour aux bonnes vieilles notes, il se décrédibilise immédiatement en voulant faire un bon mot...

" On s’étonne que dans la même logique la rue de Grenelle n’ait pas songé à faire interdire les thermomètres dans les hôpitaux."

On a au moins la preuve que M. Brighelli, et les enseignants dont il se fait le porte-parole, n'a pas cherché à approfondir la question. Comment évaluer sans donner l'impression de poser un verdict, une sentence qui prendra toute l'importance au détriment de ce qui est déjà maîtrisé, accompli par l'élève ? En modifiant le système des notes.

Prenons l'exemple de Kévin, qui a fait un hors-sujet en rédaction, mais extrêmement bien écrit. En découvrant son 3/20, Kévin va-t-il chercher à comprendre ? Sachant qu'il a 14 ans, on peut en douter. La copie sera immédiatement archivée/déchirée en attendant de passer à autre chose. Dehors, note honteuse qu'il va en plus falloir faire signer aux parents, qui, obsédés par l'échéance du passage en seconde générale, vont copieusement lui faire la morale.

Et si Kévin n'avait eu qu'un barème avec des items commentés ( expression : très bien / orthographe : très bien /respect du sujet : vous n'avez pas respecté les consignes n°3, 4 et 5 )? Non seulement il aurait pris conscience de ses atouts; mais encore, il aurait prêté attention à ce qui "n'a pas été" dans son travail.

Peut-on pour autant remplacer les notes par rien du tout ? certainement pas. Mais ce système, s'il reste adapté à Henri IV, ne l'est plus pour la plupart des établissements secondaires aujourd'hui.

Autre idée évoquée : "Supprimer au collège toutes les activités périphériques".

Sur ce point, je pourrais être d'accord : les emplois du temps des collégiens sont surchargés. Je ne parle même pas du lycée. J'entends souvent des collègues dire "Nous avions le même volume horaire du temps où nous étions élèves, et nous avons survécu." Bien. Je me retiens ici de faire une comparaison simpliste, mais est-ce parce que "tout le monde est passé par là " que cet état de fait doit être maintenu ? Dans ce cas, ne changeons rien du tout !

J'étais donc à peu près d'accord, tout en attendant de voir ce qu'on entendait par "activités périphériques"...

" — ont-ils vraiment besoin d’apprendre à l’école à surfer sur Internet ou à manier le joystick ? "

Grandiose.
On retrouve la vieille aversion, fondée sur l'ignorance, de M. Brighelli pour tout ce qui touche au net. On notera d'ailleurs la métaphore du Joystick, particulièrement savoureuse quand on a lu cette interview.

Sur ce, je retourne jouer à WOW avec mes 6ème.

Par Plume - Publié dans : Educaââtion nationâââle
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 13:55
Je me souviens de cette expression, surgie à la fin des années 90, quand Claude Allègre était au ministère. J'étais alors en Première, et j'ai fait grève, comme tout le monde, sans trop savoir pourquoi. Il y avait juste ce mot, le "mammouth", qui voulait tout dire. Ou rien. Parce qu'en 1998, le manque de moyens dénoncé par les syndicats était davantage humain que matériel.
Aujourd'hui, en 2012, je suis de l'autre côté du bureau, et je constate que l'on manque de personnel ET de matériel. Et ce dernier manque n'est pas dû a des restrictions financières, oooh que non. Le département investit chaque année des milliers d'euros pour équiper les collèges.
Les équiper de quoi ?
De PC avec Windows 7. De TBI. De Licences Microsoft Office. D'ENT.
Vous ne voyez pas où est le problème ?
Alors déjà, voilà à quoi ressemble mon collège.
( photo à venir )
Ça, c'était la parenthèse D&Co. Juste pour montrer que les autorités ont le sens des priorités.
Ensuite, prenons les choses dans l'ordre.
Windows 7 et les licences qui vont avec. Super. Sauf que les PC ont, au bas mot, 15 ans. Le matin, j'arrive à 7h30, je les démarre tous en salle des profs pour que les collègues puissent s'identifier vers 8h.
Les TBI. 3000 euros l'unité. Avec un IPad et un videoproj, on en arrive à 1000 euros en ajoutant un meuble sur roulettes.
L'ENT. Annoncé en grande pompe il y a deux ans, personne n'y va, faute d'avoir jamais réussi à s'identifier (!). De plus, les élèves n'ont pas été informés de son existence...

Voilà la situation dans laquelle nous sommes : l'EN essaye d'introduire les nouvelles technologies dans les établissements, mais avec 10 ans de retard. Et se révèle incapable de créer un véritable projet à partir de ces innovations.
Sur la petite dizaine de collèges que j'ai fréquentés durant mon année de TZR, je n'ai pas rencontré un seul chef d'établissement qui sache se servir d'un ordinateur, qui consulte ses mails. Pas un seul.
Pourtant, c'est lui qui décide, au final, de l'équipement de l'établissement.
C'est un peu comme si on me mettait, moi, diplômée de lettres, dans une salle d'opération en me demandant de passer les instruments au chirurgien.

Pour résumer, nous avons de gros moyens, dilapidés de façon hallucinante par des chef/intendants/collègues qui sont très loin de maîtriser le domaine des TICE.

Et les élèves, à mille lieues de penser que l'école est un lieu à la pointe de la technologie, continuent à la considérer comme un lieu vieillot et hors du temps. nihil novi sub sole...
Par Plume - Publié dans : Educaââtion nationâââle
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 08:30

... de février.

On m'a retiré une journée de salaire pour "service non fait". A savoir grève.

Or, j'étais en arrêt maladie.

Pour faire rectifier cette erreur auprès du rectorat, il me faut vaincre 2 obstacles de taille :

1) la secrétaire de mon établissement. Toujours déprimée, toujours débordée, elle a l'art et la manière d'avoir toujours raison et de te faire passer pour de la merde.

Après m'avoir fait croire que c'était de ma faute, elle s'est ravisée face à mon obstination et m'a dit de repasser à la rentrée. Parce que faire ça une veille de vacances, faut pas déconner non plus, oh.

2) le rectorat en lui même. Pire que le cerbère et Méduse réunis. Le rectorat ne faute jamais. La loi, c'est le rectorat.

Je suis pas près de les revoir, mes 70 euros.

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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 07:54

... au collège.

Pas pour faire une activité B2i / TICE / HDA / compétences du socle.

Non, c'est juste pour faire le ménage dans ma salle, qui n'est pour ainsi dire jamais nettoyée.

Le sketche des Inconnus, on y est..

Par Plume - Publié dans : Educaââtion nationâââle
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Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 20:54

En un seul mail, j'aurais pu rectifier le tir.

Au lieu de ça, la secrétaire a dû appeler une centaine d'élèves, un par un, pour les prévenir. 

Vivement que la technologie atteigne l'EN. Peut-être que dans 10 ans, ils découvriront facebook.

Par Plume - Publié dans : Educaââtion nationâââle
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